Les syndicats portent leurs propositions sur la protection sociale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’invitation de la CUT Brésilienne, de la CTA Argentine et de la Confédération Syndicales des Amériques, la CGT, avec la CGIL d’Italie, a participé à un débat sur le socle universel de protection sociale.

Le débat confirme le caractère très fédérateur de la revendication mondiale portée par la CSI. Il pose le principe de ce socle comme une première étape minimum de nature à instaurer la protection sociale (accès aux soins, aux prestations pour les enfants, aux pensions de retraite,  à un soutien au revenu des travailleurs et aux travailleurs pauvres, aux sans-emploi et aux femmes enceintes). C’est un acte essentiel de solidarité et de lutte contre la pauvreté.

Le débat a aussi porté sur le besoin d’inverser la logique de régression des systèmes en place. Le retour aux droits à la retraite à 60 ans en France pour certains salariés, encore trop réducteur, fait foi du possible.

Interrogées sur la crise en Europe, la CGT et la CGIL ont pu faire connaitre la position construite dans la CES qui récuse l’austérité comme solution. A l’inverse, c’est la réponse aux besoins sociaux et environnementaux qui porte en elle les gênes d’un nouveau paradigme face à une crise qui est systémique. La crise c’est eux, la solution c’est nous !

Le débat a aussi été traversé par les fonds de pension et la capitalisation, sans comparaison possible avec la répartition et la redistribution des richesses. Les travailleurs doivent avoir les meilleures garanties pour leur retraite. Il n’est pas de bon augure de la confier au capitalisme et à la spéculation.

La protection sociale doit être un droit fondamental. Elle ne peut être confiée aux marchés. La démocratie dans sa gestion est essentielle. Le sujet est donc lié à de nouveaux droits et moyens d’intervention et de décision pour les travailleurs.

Enfin, la CGT a exposé son concept revendicatif de sécurité sociale professionnelle et de statut du travail salarié.